07.11.2008
un commencement
L'important n'est pas tant de comprendre la Vie que d'élargir la conscience que nous en avons pour qu'elle puisse, en nous, respirer plus ample.
Chaque porte ouverte est de l'air qui circule au plus loin.
Et parce que l'imaginaire est une de ces portes, j'ai donc créé une nouvelle catégorie dans ce blog que j'ai dénommée "gymnastique de l'imaginaire".
Il s'agira d'y écrire des jeux littéraires ou mentaux, des postulats, visant à entraîner l'imaginaire.
Et dans ces jeux, il y a ce que j'appelle "les commencements".
Si j'écris "la porte est fermée et peinte en verte", reconnaissez que la sécheresse de l'information ne donne pas envie d'aller plus loin. Mais si j'écris "la porte est peinte en verte, légèrement entrouverte", l'envie s'en vient d'aller voir ce qu'il y a derrière. Et si j'écris "la porte est verte, légèrement entrouverte, et de derrière semblent venir quelques soupirs", l'envie de s'y ruer nous prend...
Par "commencement", j'entends donc toute proposition qui viserait à mettre en route la machine à rêver.
En voici donc le premier :
"Cela faisait dix ans qu'elle n'avait plus aucune nouvelle de lui. Et là, en ce matin devant la boite aux lettres, elle tenait en sa main une lettre de lui. La première, comme un revenant dans la paume de sa main".
Voilà, vous êtes libres d'imaginer des suites, des récits simples ou labyrinthiques, des émotions tristes ou joyeuses...
Et si cette note vous donne des idées, n'hésitez pas à inventer d'autres commencements sur votre blog, dans votre carnet, dans les commentaires ou juste dans votre esprit.
13:09 Publié dans gymnastique de l'imaginaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : imaginaire, jeux littéraires



