15.03.2009

samedi 14 mars 2009

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Voilà, ça s'est passé hier et je ne me souviens pas avoir déjà été aussi triste après la mort d'un chanteur.

Je l'ai appris en revenant d'une belle promenade ensoleillée. Toutes ces pensées émues, il doit bien en ressentir l'onde là où il est maintenant.

En ramenant les enfants, j'ai mis "Bleu Pétrole" dans la voiture. Le silence était dense. Et ému.

Il est si rare que je ne trouve pas les mots. Demain peut-être...

 

28.02.2009

alain b.

Je viens de voir Alain Bashung à la télé.

J'avais déjà écrit un texte sur lui il y a presque un an sur un autre blog, en un autre temps.

Et j'ai les larmes aux yeux vraiment.

Je pense aux rivières qui coulent, à l'automne qui s'en vient et aux lits d'hopital.

Je l'ai souvent dit et écrit, il y a les artistes que l'on applaudit et ceux que l'on remercie.

Alain B. fait partie de ceux que l'ont remercie.

Je l'ai vu une fois sur scène et ce fut un des concerts de ma vie. Je venais d'apprendre la tentative de suicide de ma grand-mère maternelle et j'y ai trouvé une sorte d'urgence incandescente qui m'a fait le plus grand bien.

Je sais pertinemment qu'il ne lira jamais ce blog. Mais je voulais lui dire ceci : que ses chansons m'ont aidé à vivre et à grandir et qu'elles ont ouvert une brêche, une porte dans mon imaginaire et dans ma capacité à vivre tout simplement.

Je voulais lui dire ça, lui qui visiblement se trouve (même si bien sûr je ne lui souhaite pas), et pour reprendre une expression de Mitterand, "face à des échéances "qui ont quelque chose à voir avec la sincérité".

Voilà, je voulais envoyer dans le grand vide intersidéral du net, ce message d'amour et lui dire que je pensais à lui. Avec un infini respect et avec amour.

Et avec les yeux qui coulent.

"Chérie, des atomes fait ce que tu veux" a t-il chanté.

(Ecrit sur le vif à 21h11 le 28 février 2009)