12.01.2009

une chose à la fois

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Il existe des milliers de techniques de déloppement spirituel, des milliers de livres pour aller mieux, des milliards de mots pour dire ce qui est bien ou pas bien pour l'esprit, pour le corps ou pour les deux.

Il y a pourtant une chose toute simple. La plus simple qui soit. Tellement simple que l'on y parvient peu.

S'astreindre à ne faire qu'une seule chose à la fois, quelques soient les circonstances.

Par exemple à l'heure où j'écris ces lignes, j'écoute en même temps de la musique et je pense à mon rendez-vous de tout-à-l'heure. Ce qui fait deux choses de trop.

Ne pas répondre au téléphone si nous sommes déjà en train de parler avec quelqu'un, ne pas lire en écoutant de la musique, ne pas regarder la télé en mangeant, ne pas faire l'amour en pensant à sa liste de courses (j'espère que c'est un cas de figure assez rare...), ne pas faire la cuisine en même temps que la vaisselle, enfin toutes ces sortes de choses.

C'est simple et difficile, évident et efficace, riche d'enseignements, disciplinant...

Et je n'y arrive pas, ou alors rarement...

Et vous ?

 

 

16.11.2008

les muses et les ruses

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Peu à peu, je découvre la différence entre les "choses à faire" et les processus de la création.

"Les choses à faire" sont une contrainte venues de l'extérieur relevant du rationnel et de la raison pure, alors que la création, tout au moins pour ce qui me concerne, est quelque chose qui s'impose de l'intérieur et que l'on ne choisit pas nécessairement.

Une urgente nécessité qui s'impose comme quelque chose venant nous visiter et peu à peu s'installe en prenant toute la place.

J'apprends peu à peu à négocier avec ces visiteurs tout autant émerveillant qu'envahissant.

En ce moment, je suis habité par la légende de Mélusine -et c'est pas rien d'être visité par une déesse mère- et par un autre projet que je souhaite pour l'instant garder secret (ces deux projets devant s'inscrire dans un projet de création commune avec la Dame) ainsi que par une note à écrire sur ce blog (différente de celle-ci).

Impossible de penser à autre chose et d'écrire autre chose. Toute "chose à faire", et faite, peut vite devenir souffrance car alors ces visiteurs frappent à la porte, râlent, revendiquent... s'en est même épuisant à la longue.

Plus j'avance sur ce chemin, plus je pense que l'essentiel du travail de création est de laisser les choses advenir.

Le travail, la rigueur bien sûr sont nécessaires, mais importent moins et sont utiles après que ce travail psychique et mystérieux consistant à se rendre disponible à ce qui doit venir ait été fait. Un peu comme la chasse aux rêves le matin au réveil alors qu'il ne nous en reste que des bribes à partir desquelles nous devons reconstituer le reste.

C'est un travail d'attente et d'affût, de mise en jachère parfois effrayante parce qu'alors la tentation est forte de se sentir vide.

Il y a donc des cycles, avec du vide et du trop plein, avec des attentes parfois vaines et parfois miraculeuses dans ce que l'on y rencontre.

C'est un travail à équidistance entre volonté et lâcher prise, un équilibre à trouver. Si on ne le trouve, soit les visiteurs s'en vont, soit ils vous font du malheur en ne vous lâchant pas, soit ils partent pour toujours et dans ce cas vous les perdez.

Le mot, et le concept de "muses" tombés en désuétude est pourtant un bien joli concept. Ils donnent chair et caractère à ces visiteurs et visiteuses qui viennent frapper à notre porte.

En ce moment je me sens un peu envahi, d'autant plus que la période est aussi saturée professionnellement dans l'espace des "choses à faire".

Alors, je ruse, je m'isole, je m'organise et depuis hier soir me rend disponible et me laisse envahir à ma guise.

Jusqu'à ce que ces visiteurs rassurés parce que pris en compte s'éloignent, laissant mon théâtre intérieur vide, le temps de remettre un peu d'ordre, de recréer un peu d'espace libre et d'élargir le paysage pour que d'autres muses adviennent.

 

07.11.2008

un commencement

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L'important n'est pas tant de comprendre la Vie que d'élargir la conscience que nous en avons pour qu'elle puisse, en nous, respirer plus ample.

Chaque porte ouverte est de l'air qui circule au plus loin.

Et parce que l'imaginaire est une de ces portes, j'ai donc créé une nouvelle catégorie dans ce blog que j'ai dénommée "gymnastique de l'imaginaire".

Il s'agira d'y écrire des jeux littéraires ou mentaux, des postulats, visant à entraîner l'imaginaire.

Et dans ces jeux, il y a ce que j'appelle "les commencements".

Si j'écris "la porte est fermée et peinte en verte", reconnaissez que la sécheresse de l'information ne donne pas envie d'aller plus loin. Mais si j'écris "la porte est peinte en verte, légèrement entrouverte", l'envie s'en vient d'aller voir ce qu'il y a derrière. Et si j'écris "la porte est verte, légèrement entrouverte, et de derrière semblent venir quelques soupirs", l'envie de s'y ruer nous prend...

Par "commencement", j'entends donc toute proposition qui viserait à mettre en route la machine à rêver.

En voici donc le premier :

"Cela faisait dix ans qu'elle n'avait plus aucune nouvelle de lui. Et là, en ce matin devant la boite aux lettres, elle tenait en sa main une lettre de lui. La première, comme un revenant dans la paume de sa main".

Voilà, vous êtes libres d'imaginer des suites, des récits simples ou labyrinthiques, des émotions tristes ou joyeuses...

Et si cette note vous donne des idées, n'hésitez pas à inventer d'autres commencements sur votre blog, dans votre carnet, dans les commentaires ou juste dans votre esprit.