25.11.2009

allo ?

téléphone.JPG

 

- Allô, l'hôpital ?

Oui, bonjour Maman. Ah tu ne sors pas la semaine prochaine ? Ah tu en as au moins pour 15 jours encore parce que tu ne peux toujours pas te lever et te coucher toute seule ? Tu en as marre... remarques je comprends. Si je peux passer te voir ce week-end ? Oui, je passerai... Si je suis fatigué ? Oui énormément. Mais ne t'inquiète pas, je ferai attention pendant les 700 kilomètres de route...

- Allô, le commissariat ?

Oui bonjour madame. Mon fils, quoi mon fils ? Il est en garde à vue ? Ah.... Pour usage et possession de cannabis... Oui, il a bien 15 ans. Vous ne savez pas quand je peux aller le chercher ? C'est le juge qui décidera. Bon d'accord, je me charge d'appeler sa mère.

- Allô ma fille ?

Ah tu ne peux pas aller chez le psy aujourd'hui parce que tu as une crise inflammatoire qui t'empêche de marcher et que tu as les mains qui ont doublé de volume ? Et tu as fait une demande pour pouvoir suivre tes cours de facs à domicile parce que tu es "trop fatiguée"... Tu as toujours peur de sortir de chez toi... Mais tu arrives à dormir à peu près sauf douleurs sans prendre de Lexomill. C'est bien. Mais il faut que tu t'occupes de tout ça et vite. A la rentrée tu étais censée entrer en classe prépa. Brillamment. Et là tu es en fac, tu es malade, tu es toute disloquée de l'intérieur et tu n'arrives presque pas à sortir de chez toi. Tu reprends RV chez le psy. Elle ne réponds pas ? Insiste. Et si tu ne peux pas marcher, je t'emménerai...

- Allô les impôts ?

Ah, une saisie sur salaire ? Pour un mois de loyer supposé non payé à la ville de Champs-sur-Marne ? Mais j'ai payé !  Ça fait trois ans que ça dure ! J'ai même un certificat administratif déjà fourni qui dit que je ne leur dois plus rien ! Ah, ça ne suffit pas ? 550 € en moins ce mois-ci ? Comme ça, sans prévenir ? Bon... Décidemment cette bonne ville de Champs, je n'y aurais pas laissé qu'un paquet d'illusions sur la nature humaine, une fatigue psychique dont j'ai mis des mois à me remettre et, il faut aussi l'avouer, ce qui me restait d'immaturité... J'y aurais aussi laissé un paquet de fric... Mais bon, je sais, vous n'êtes pas responsables de ça...

- Allô le travail ?

A rendre pour vendredi ? Bon d'accord. Et puis ce dossier là aussi ? Bon d'accord. Une réunion mercredi soir prochain ? Et puis un spectacle mardi et vendredi soir prochain ? Et puis trois réunions le soir la semaine dernière ? Ah bon... Et vous pensez que ça va se calmer ? Non ? Bon ça va pas se calmer...

- Allô le sommeil ?

Oui mes nuits ne sont  plus des lambeaux de sommeil épars.

- Allô le centre ayurvédique ?

Je téléphone pour un massage, un cadeau de la Dame, un massage de tête, oui. Mercredi matin ? D'accord, parfait.

 

Et ce massage, il était bon ! Mais bon ! Je crois même qu'il m'a ressuscité.

Au sens propre.

Je n'entends plus pousser mes cheveux blancs.

18.11.2009

culture et dépendance

cigarettes Liberté.jpg

 

Au Mali, il existe une marque de cigarettes qui s'appelle "Liberté".

Curieux d'appeler une chose provoquant de la dépendance "Liberté".

Mais n'est-ce pas ce que nous faisons une bonne partie de notre temps ; de considérer comme moyens de libération et / ou de soulagement des choses qui finalement nous astreignent ?

Par exemple ?

Par exemple, je ne sais pas moi... la consommation, l'alcool, le moi-je, le désir (?), la collection de petites voitures ou de boites à camembert, la volonté de puissance, la vitesse...

Je ne sais pas.

Ca vous évoquerait quoi cette idée, de choses soit disant libératrices et qui au final enferment ? (Décidemment trop speed en ce moment pour répondre à toutes les questions que je me pose...)

12.11.2009

happy sex

 

special-happy-sex-de-zep-01.jpg

"Happy sex"  de Zep - éditions Delcourt

 

Près de Beaubourg à Paris, il y a une boutique exquise dans laquelle on peut acheter de quoi pimenter sa vie sexuelle de la même manière que l'on achèterait un frigidaire ou un percolateur.

Si les couples y sont largement représentés dans la clientèle, on y trouve quelques hommes seuls, alors que les filles elles viennent plutôt entre copines.

C'est léger et bon enfant et l'existence même de cette boutique en dit long sur l'évolution des moeurs et des pratiques.

Y passant ce week-end (hé, hé...), il y avait devant moi trois filles à la fraiche trentaine, chacune s'étant acheté un vibromasseur. L'une d'elles avait choisi un modèle qui se branche sur un I Pod et vibre au rythme de la musique.

Une de ses copines prenant la boutique à témoin :

- Et oui, qu'est-ce que vous voulez, elle, elle est branché nouvelles technologies ! Tu vas voir qu'un jour y aura Facebook dans ces trucs là !

C'était mon quart d'heure "sexe joyeux curieux et ludique"...

08.11.2009

la douceur derrière le mur

magma.jpg

 

Un jour, il faudra que je raconte mon aller et retour en mobylette entre Asnières-sur-Seine et Saint-Jean-de-Luz dans l'année de mes 16 ans. 2 000 kilomètres avec une mobylette bleue achetée avec ma première paie et tout le matériel de camping.

Je parle de ça, parce que discutant tout à l'heure avec un ami, il me racontait avoir fait à peu près la même chose, à peu près au même moment.

Et pour tous les deux cette fierté incommensurable lorsque de "vrais" motards avec leurs grosses cylindrées nous saluaient comme si nous étions des leurs avec notre modeste 49.9 cm3.

Au retour de chez cet ami, après diverses bouteilles dont une fameuse de Saint Emillion, traversant une forêt, j'ai ouvert les fenêtres de la voiture. J'ai senti alors la fraîcheur du dehors et cet incroyable mélange d'odeurs propre à la nuit des forêts.

J'aime l'odeur des forêts, surtout à la nuit tombée, parce qu'elle me renvoie à ce que j'ai de meilleur en moi.

Et quant à me renvoyer quelque chose de moi, tout conspire en ce moment à me renvoyer vers mon adolescence. Je ne sais pas pour vous, mais il me semble que ma vie est composée de cycles consistant d'une part à vivre, d'autre part à revisiter bien des années plus tard, ce que j'ai vécu des années plus tôt.

Ainsi après une enfance que l'on pourrait qualifier de chaotique, ais-je été bien plus tard animateur enfants pendant de longues années, puis père. Comme autant d'occasions de revisiter l'enfant que je fus et de remettre des mots et du sens sur ce ce que je n'avais pas compris à l'époque.

Viennent ainsi des moments au cours desquels il me semble "revisiter" des parties de mon adolescence, des périodes de ma vie de jeune adulte. Comme un retour d'inventaire, une structure en spirale pour reprendre une image chère à un chemin.

Il se trouve qu'adolescent, la musique qui me bouleversait le plus, était la musique du groupe Magma (avec celle d'Hendrix mais cela est une autre histoire). Seule cette musique me paraissait avoir l'intensité de ce que je vivais à l'intérieur de moi. Elle avait une capacité à me mettre en des état de transe qui sidéraient ma pauvre mère qui n'en pouvait...

Ces basses telluriques, cette pulsion volcanique, ces chants séraphiques, cette langue inventée, cette intransigeance étaient comme un miroir de mes états d'âme d'alors.

Sur scène, je les ai vus mainte-fois. Et de toutes ces fois, je me souviens d'un concert en 1976 dans une salle à Paris "Le Théâtre de la Renaissance" je crois, (ça ne s'invente sans doute pas...). Il y avait alors dans le groupe un bassiste du nom de Jannick Top et je crois bien que le duo avec le batteur Christian Vander constitue une des rythmiques les plus impressionnantes de l'histoire de la musique qui pourtant n'en manque pas.

Plus tard, je devais rencontrer l'âme de ce groupe et avoir des amis très proches d'eux. C'est de là que j'ai compris qu'il ne fallait mieux pas rencontrer des artistes adulés et qu'un artiste était humainement rarement à l'image de son oeuvre, comme si il y mettait le meilleur de lui-même. Parce qu'il faut de l'ombre pour faire de la lumière.

Et puis comme toutes ces choses j'ai arrêté d'écouter cette musique pour passer à autre chose. Jusqu'à ce qu'hier j'achète leur dernier album ainsi qu'un DVD d'un de leur concert.

Près de trente ans comment entendrais-je cette musique ?

Et bien, je suis bouleversé, littéralement bouleversé. Parce qu'une fois au fil des ans évacués le processus d'identification adolescente et le bazar ésotérique qui rode autour, il reste la musique. Et celle-ci est sublime, singulière, sans ascendance (qui d'autre peut se targuer de Coltrane, Stravinsky, la musique sacrée, Carl Orff, le rock et que sais-je encore ?)

De la suite composant ce dernier album une bonne partie était déjà connue, publiée par bribes au fil de divers albums. Il aura juste fallu 30 ans pour que le tout s'imbrique et soit finalisé.

Alors qu'aurais-je entendu trente ans après ou que n'aurais-je plus entendu ?

Derrière l'apparente violence et dureté de cette musique, j'ai entendu pour la première fois une indicible douceur, une tendresse d'ange. De celles qui peuvent vous soulever de terre et vous apaiser de tous vos maux aussi bien qu'elle vous écraserait dans la paume de la main.

Une musique d'ange, dont il faudrait pour l'apprécier, traverser le mur de la peur pour y trouver la tendresse.

Un parcours que la vie nous impose de faire par ailleurs, et pour lequel 30 années ne sont pas de trop...

exister

DSC05351.JPG

 

Avant hier soir, entendu dans un beau spectacle de la conteuse Nathalie Krajcik, la phrase suivante :

"Lorsque l'on commence à exister on ne peut plus s'arrêter".

 

05.11.2009

sur la voie

KatagiriRoshi1987.jpg

Dainin Katagiri

(1928 - 1990)

 

"L'objet de la Voie du Bouddha est de s'étudier soi-même. S'étudier soi-même, c'est poser le problème de la vie et de la mort de l'individu. La Voie du Bouddha n'est pas un enseignement qui nous force à pratiquer. Nous sommes déjà en train de pratiquer. Tout le monde est confronté au problème de la vie et de la mort. Vivre et mourir sont de grands problèmes pour l'être humain.

Etudier la question de la vie et de la mort de l'individu, ce peut-être aussi la question de la vie et de la mort de l'univers, de tous les êtres, pas seulement des êtres humains, mais aussi des arbres, des oiseaux, de tous les êtres sensibles. En d'autres termes, le grand problème de la vie et de la mort de tous les êtres sensibles, doit être posé au coeur de chaque individu. Lorsque c'est le cas la pratique fonctionne réellement.

Les gens pensent d'ordinaire que s'étudier soi-même rend égoïste et que, de ce fait, la pratique bouddhiste est réservée à certains. Pourtant, la pratique bouddhiste n'appartient pas qu'à l'individu, elle appartient à tous les êtres sensibles. Nous devons penser constamment que le problème de la vie et de la mort concerne tous les êtres, pas seulement une race d'êtres particulière. C'est très important".

Dainin Katagiri "Retour au Silence" page 42.

Oui, je sais, beaucoup de citations ces derniers temps sur ce blog, et beaucoup de gens morts.

Justement... 

Et cette idée qui me touche beaucoup et qui consiste à postuler que vivre, c'est déjà pratiquer.

Peut-être que le miracle de la vie, la question fondamentale, réside t-elle en ceci : nous venons au monde pour actualiser, réaliser, faire advenir quelque chose.

Quelque chose de nécessairement spirituel qu'il appartient à l'espèce humaine de réaliser.

Inutile de dire que nous en sommes loin...

Mais plus je chemine, plus tout cela devient lisible. Cette idée que nous sommes nés pour actualiser quelque chose... Une essence, un parfum sans odeur, un souffle, qui vont bien au-delà de nous.

PS : viens de réaliser que ce jour est le quatrième anniversaire de la mort de l'homme qui m'a élevé (Il ne fut pas le seul. Mais je sais tout ce que je lui dois...)

04.11.2009

claude levi strauss

jeunes-filles-caduveo_620x465.jpg

Photos : Claude Levi Strauss (1908 / 2009)

"Jeunes filles Caduveo"

"Expropriés de notre culture, dépouillés des valeurs dont nous étions épris -pureté de l'eau et de l'air, grâces de la nature, diversité des espèces animales et végétales- tous indiens désormais, nous sommes en train de faire de nous-mêmes ce que nous avons fait d'eux".

°°°°°°°

"Le visiteur qui, pour la première fois, campe dans la brousse avec les indiens, se sent pris d'angoisse et de pitié devant le spectacle de cette humanité si totalement démunie ; écrasée, semble t-il, contre le sol d'une terre hostile par quelque impalpable cataclysme ; nue, grelottante auprès des feux vacillants. Il circule à tâtons parmi les broussailles, évitant de heurter une main, un bras, un torse, dont on devine les chauds reflets à la lueur des feux. Mais cette misère est animée de chuchotements et de rires. Les couples s'étreignent comme dans la nostalgie d'une unité perdue ; les caresses ne s'interrompent pas au passage de l'étranger. On devine chez tous une immense gentillesse, une profonde insouciance, une naïve et charmante satisfaction animale et, rassemblant ces sentiments divers, quelque chose comme l'expression la plus émouvante et la plus véridique de la tendresse humaine".

°°°°°°

"Sans doute nous berçons-nous du rêve que l'égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité". 

03.11.2009

un comble !

 

BOL MATINAL.JPG

 

"Comble" est un drôle de mot qui vient du latin "cumulus" qui veut dire "amasser" dans sa forme savante et "faîte" dans sa forme populaire.

"Cumulus", "cumulo-nimbus" (un amassement de nimbes ?), "accumulateur", "comble" ont donc la même racine.

Il y a donc les combles (le faîte de la maison), c'est une chose. Il y a donc l'expression "c'est un comble" (au sens de "alors-là c'est le sommet !" Mais on peut lui préférer "alors-là c'est le pompon" !) ; c'est autre chose.

Et puis il y a l'expression "être comblé", donc éthymologiquement "avoir suffisament amassé", être rempli, rassassié...

L'idée que l'on ait besoin de se remplir pour se sentir apaisé, d'être comme repu pour se sentir comblé.

L'être humain face au vide fondamental aime donc à se "sentir comblé". Il peut le faire avec des gourmandises sucrées, de l'alcool (et qu'est ce qu'une addiction si ce n'est tenter de combler un vide ?), des plaisirs plus spirituels ou bien par le plaisir du corps (par exemple après l'orgasme) ou bien par la satisfaction profonde d'avoir réussi quelque chose d'important ou bien du fait que la vie nous offre ce que nous espérions d'elle (Par exemple : "je suis comblé par mes enfants")

Dans cet amassement-là règne le plein, le rempli, la satiété.

Le problème pour ce qui me concerne est que je vois bien que ce qui me fait faire ou dire  les choses les plus inspirées (spirituelles, artistiques, relationnelles...) m'arrivent toujours par les interstices, par les espaces laissés vacants, par les vides...

Un léger ennui, un sentiment d'attente, une nuit d'insomnie (comme l'idée de ce texte advenu lors d'une nuit blanche), une activité un peu vacante, non fixée, sont des occasions propices. La puissance inspirante des chemins buissonniers...

De la nécessité de laisser des vides pour que l'inconnu puisse advenir.

Vivre seul pour ça est une  chose facilitante. Ne pas avoir d'agenda trop chargé aussi. Ce qui n'est pas mon cas actuellement.

Je suis donc comblé (en un peu près tous les sens du terme) mais insatisfait car cette satiété-là empêche ce qui m'est très cher de poindre...

J'ai l'intuition que le travail fondamental de l'artiste n'est pas d'inventer, de "chercher à trouver," mais juste de se mettre en situation pour que quelque chose advienne et puisse poindre. Au-delà de soi.

Il m'appartient donc, mais à d'autres aussi, dans ce tumulte agité que sont nos vies, de préserver des zones de jachère, de vide, de non-accumulation, de non-faire, de silence, de non vouloir. Peut-être en d'autres temps aurions-nous appeler cela des "moments de recueillement" ?

Pour ma part, j'aime bien l'idée de jachère, la métaphore agricole m'a toujours inspiré. Jachère, chemins de traverses : une manière  vagabonde de déambuler, un art de la présence aux choses, à soi et aux autres tout de légereté lucide.

Certains amassent, moi j'élague.

 

30.10.2009

50

29 10 2009 (3).JPG

Vu de l'île Saint Louis à Paris

 

Je suis né la même année que le Ministère de la Culture (encore un signe), que l'Unesco et que la poupée Barbie (d'où peut-être mon attirance pour les formes pulpeuses...)

Je suis aussi né le même jour qu'Astérix. Il est petit et intelligent. Ca pourrait correspondre. Mais il est aussi rusé et malin et ça, ça correspond moins. Il n'aime pas l'injustice (là d'accord) et il adore la bagarre (Là, normalement, je devrais dire "pas moi").

Sauf qu'hier après midi me promenant avec la Dame au soleil sur les bords de Seine à Paris, je me suis retrouvé embringué dans une altercation. Un truc bête. Un gars qui a failli nous écraser avec sa voiture et qui plutôt que de s'excuser est sorti de sa bagnole pour nous menacer alors que nous avions juste doucement tapé sur son capot du plat de la main, histoire de lui faire remarquer qu'il y a des choses qui ne se font pas.

Il y a comme cela des choses qui sont faites pour partir en vrille. Il est donc sorti. Insultes et le TRUCqui m'a fait pêter un cable, il s'en ait pris à la Dame plutôt qu'à moi qui était pourtant juste à côté (et pourtant la Dame en ces circonstances n'a absolument pas besoin de moi, croyez-moi).

Mais bon, une question d'hormones et de mâle dominant, allez savoir. En une fraction de secondes mon cerveau reptilien a pris le dessus. Adieu, sagesse, compassion, réflexion...

J'ai commencé à lui dire que si il touchait à un cheveu de la Dame "il était mort" (Oui, oui, je jure que j'ai dit ça). Et quelques instants plus tard, je l'alpaguais physiquement (là c'était pour me défendre, le serrant du quiqui avec son écharpe et me rappelant que dans une bagarre de rue, c'est celui qui tape le premier et le plus fort qui gagne...)

Bon là-dessus, quelqu'un est intervenu, séparant les béligérants et nous avons repris notre promenade (Mais du coup notre visite impromptue d'une boutique spécialisée en objets et jeux sexuels de toutes sortes, ne nous a pas fait plus d'effets qu'une visite du rayon bricolage au BHV. Comme quoi nous devions être affectés...).

Pourquoi, cela m'arrive t-il le jour de mes 50 ans ? Ça c'est un mystère. Je suis plutôt habituellement du genre calme et pondérant. Mais là...

Sur le fond, n'allez pas croire. Je n'en suis pas particulièrement fier. Et je me dis que décidemment, le vernis civilisé est bien mince. Je me dis aussi que c'est peut-être aussi une bonne chose que certains réflexes archaïques puissent encore fonctionner parce que ça peut être utile...

A part ça, j'ai eu une ribambelle de cadeaux (dont je reparlerai au fil des notes à venir parce qu'il y a de quoi lire...). Mais dans un premier temps juste dire qu'il est revenu :

Pour la Dame rien n'est impossible...

Questionnée sur le prix prohibitif auquel elle l'avait acquis, elle m'a répondu une phrase qui m'a fait réfléchir.

Elle m'a dit "tu sais, je sais que cet argent que je lui ai donné, ne rendra pas ce vendeur heureux, alors que je sais que ce livre te rendra heureux. Et te savoir heureux, me rend heureuse. Après pour le vendeur, c'est son karma, c'est à lui de se débrouiller".

Comme quoi, on peut être prêt au pugilat et posséder des océans de sagesse.

Bon 50 ans. Ça c'est fait.

Le temps qu'il me reste est statistiquement inférieur au temps déjà passé. A moi d'être attentif à faire de chaque instant un présent qui s'incarne...

Tout à l'heure, répétition avec l'ami Toumani. Ça va être bien...

28.10.2009

haïku ?

ombre vigne sur le mur (1).JPG

 

Dans le ciel tranquille,

un léger souffle de vent,

l'ombre de la vigne qui bouge sur le mur.

Toutes les notes