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13/01/2016

L'Un bat qui ? Non : lumbago

Bowie trois jours avant.jpg

 

Bowie est mort (et la photo ci-dessus prise le jour de son anniversaire trois jours avant sa mort semble nous murmurer que certaines personnes peuvent être aussi belles à l'orée du grand passage qu'en leurs vingt ans...). Michel Galabru est mort. Lemmy est mort. Les artistes sont comme des amis qui nous accompagnent ; on grandit avec eux, les pensant comme des présences tutélaires rassurantes. Et puis ils prennent le large nous laissant comme orphelins.

J'arrive à un âge où les légendes de mon adolescence encore vivantes se font la malle. Bowie a arrêté la scène à peu près à l'âge que j'ai. Lemmy, euh... pas vraiment ! Galabru a joué presque jusqu'au bout. 69 ans, 70 ans, 90 ans... Loterie joueuse...

Ils sont morts donc, et ma mère -quant à elle, a décidé de perdre sa mémoire et de faire fi de la réalité géographique où elle se trouve. Tu me diras, c'est pratique : admirons cette capacité à se penser ailleurs qu'en une maison de retraite, en s'imaginant parfois vivre encore chez soi. Admirons cette capacité à oublier tous les souvenirs pesants. Et vu qu'elle ne mange pas, j'imagine qu'elle doit se sentir toute légère. Évidemment pour les enfants, appréhender le fantôme qu'elle devient est une autre histoire... Il faut juste garder l'amour...

Ils sont morts, ma mère est en train de jeter sa mémoire dans un grand trou noir, et je sais devoir changer de vie, de métier, de région... Je sais devoir le faire, mais je ne sais pas comment le faire. Du coup, beaucoup de réflexions, d'hésitations, de perplexité devant les chemins à prendre. Un travail en cours, souterrain pour une part. Un jour (le plus tôt possible) tout deviendra clair et alors je saurais. Pour l'instant, ça couve.

Du coup, mon dos n'a pas supporté. Alors, il s'est tendu jusqu'à se bloquer. Cela s'appelle une lombalgie musculaire. Oh ! Il a certes pris pour prétexte quelques heures de jardinage, là-bas dans les terres de l’Émerveillée ; mais personne n'est dupe ! Du coup, arrêt maladie. Immobilisation forcée. Et pour l'instant, pas même la possibilité de travailler de l'intérieur toutes ces choses-là, vu que je suis complètement abruti, d'abord par la douleur, ensuite par les médocs.

Ce matin, j'ai fait la vaisselle et c'était comme une grande victoire sur le monde. Demain, ça ira sans doute encore mieux.

Nos corps nous parlent mais nous ne les entendons pas toujours. On le sait maintenant : corps et esprit ne sont pas séparés, et la conscience survit au cerveau. Le corps pense, à sa manière, mais nous ne l'écoutons pas. Alors il insiste. Nous nous extasions à juste titre sur notre cerveau et reléguons trop souvent le corps aux basses œuvres, alors qu'il est aussi un chef-d’œuvre de cohésion fonctionnelle et énergétique absolument renversant. Nous cherchons la beauté aux confins de l'univers (et elle y est aussi) quand nous habitons un des écosystèmes les plus complexes, merveilleux, parfaits : nous.

Si chacun avait le même infini respect de ce qu'il vénère habituellement pour ce qu'il est vraiment, le monde serait sans doute différent. Non pas tant, « nous » ; égos temporaires obnubilés par nos transes intérieures, mais ce que nous sommes réellement : une conscience parfaite incarnée en un écosystème appelé « corps » absolument fabuleux dans son fonctionnement. Être en vie est une chose parfaitement extraordinaire, même si on a mal au dos. Et comme il semble bien que la conscience va d'une incarnation à une autre, cela promet encore de longs et beaux voyages... (Tu peux douter, mais en fait sur ces questions, on continue de penser la vie, la mort, l'énergie, la matière... comme au 19ème siècle, alors que, même la science, est entrée depuis dans un autre paradigme que l'on n'a pas intégré et qui n'a plus rien à voir. Comme le fait, par exemple que c'est l'énergie qui crée la matière et non l'inverse !).

Sur ce que je dois faire de mes prochaines années, je ne le sais pas encore. Je sais simplement qu'il faudra que la forme que ça prendra honore et serve cette mirifique beauté que représente le fait d'être en vie.

Et puisque tout va et que tout passe, sache que ce blog va bientôt expirer. Blogspirit qui l'héberge déconne décidément trop, ce qui pour un service payant est quand même le comble. C'est ballot, j'espérais aller jusqu'à la 700 ème note, mais ça s'arrêtera avant...

Ce blog va s'arrêter, mais tout ne va pas disparaître pour autant. Je réfléchis à un nouveau site qui regroupera en une seule page des liens vers d'autres sites présentant tout ce que je développe : l'Homme au Bois Dormant, le tarologue, le conteur, la Voie du tambour... Une manière de revendiquer, enfin, ce que je suis et de mettre tout cela en cohérence... (En fait sur ce coup-là, je bloque sur mon manque de compétences informatiques. Site internet ? Blog ? Tout conseil sera le bienvenu)

Sur ce, mon dos me rappelant à l'ordre, je retourne m'allonger...

Commentaires

Au bout de deux minutes finalement j'ai pu accéder à ton texte. On est trop habitué à tout avoir rapidement sur le net. ( j'ai mis en attente et fait autre chose pendant que ça moulinait)

Je suis toujours étonnée que tu te prennes encore ton corps en plein poire et avec douleurs. Toi qui écoutes, pourtant...le dedans
Mais je dois constater que les hommes ont un train de retard, je crois, sur les femmes pour ce qui est de se plier au corps. Nous ne choisissons pas, on se le prend en plein poire à la puberté, du sang qui coule et dont il faut s'occuper et qui nous change pour la vie. Une énorme responsabilité à accepter.
Des seins qui poussent et le regard des hommes qui nous agresse. Notre corps est société, il n'est pas qu'intime, on se le prend en pleine face et il nous oblige à nous penser, brutalement.

Ici, l'Homme de la maison n'a décidé d'écouter et d'adopter son corps qu'arrivé à la soixantaine, donc tout est possible. Et c'est un tel renversement des valeurs, des habitudes, des représentations, que je comprends ceux qui s'incrustent dans des fonctionnements vissés au...corps.
Puisqu'on qu'on meure, de toutes façons, diront certains, je continue de me défoncer à ce que je peux. Mon corps souffrant est ma vie.

Mon esprit et mon corps ne font qu'un depuis que je suis née, je crois, et ce n'est pas toujours facile, vu que cela empire avec les années, Mouhahaha. Et on a honte, on doit rester secret dans cette société qui a fait des coupures malveillantes entre les mondes, la science, la biologie, les forces invisibles, la spiritualité.
Non, On n'est pas à toutes épreuves corvéable à merci. On est perçu comme "faible"...chochotte...sensible...pas sortable, quoi
Oh my Lord have mercy..

A bientôt sur un autre site. Et merci de nous avoir donné accueil ici.

Laure

Écrit par : Laure | 14/01/2016

Bonjour !...Petit moment particulièrement délicieux pour moi; Dans l ' ordre ?
- Je tape " Sainte Chronicité " sur GG, pour partager avec une amie FB - qui vient d 'en vivre une au " pile " moment - une explication claire de ce que - par ailleurs - je connais assez bien ( suis ami de longue date avec les éditeurs de " la fontaine de pierre ", initiée par...Etienne Perrot, que j'ai aussi connu -
Je tombe sur votre post et ses échanges, dont je lui fait part..." ça " lui parle..
Je mets en " favori " votre lien
- j ' y reviens ;
- je " tombe " sur cet épatant " Lumbago ", moi qui vient de chercher s'il faut appliquer bouillotte chaude ou froide en cas de...Ce dont je suis justement " victime " depuis trois jours !!
- Bref, deux petites saintes aujourd'hui pour moi, plus votre découverte...-
- Je " prends " ce genre de synchronicité avec un grand sourire qui fait grand bien, sans m'y agripper pour autant...
Conclusion ? Merci ! ( ou: le grand Mersouille pleuve sur vous...Hi hi...)

Écrit par : Gallois | 09/03/2016

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