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17/09/2014

Le trésor du dragon

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Chaque épreuve vécue nous rapproche de l'accomplissement de ce que nous sommes vraiment. La souffrance, pour peu qu'elle ne nous consume pas, est une initiation, à la condition que nous la traversions. Nous ne devons nous dérober à rien, pas plus que nous ne devons cultiver l'insolence du drame. Nous nous devons de vivre ce qui se présente.

Serai-je consolé un jour de cette rupture ? Non, je ne le crois pas. Sans doute m'en libérerai-je, mais il restera toujours en moi un inconsolé qui demandera réparation et que je devrai prendre dans mes bras. Ainsi en nous cohabitent toute une communauté de joies et d'inconsolables, d'espérants et de désespérés qui apprennent à vivre ensemble.

Cette douleur qui un temps m'a brûlé a fait comme œuvre d'ascèse, finissant par me révéler des possibles que je n'imaginais pas.

Chaque seconde est promesse en dépit des contours. Jamais nous ne devons laisser s'éteindre en nous les promesses de l'aube. « Un cœur blessé est un cœur ouvert » m'a soufflé une amie un soir de perdition.

Ces derniers jours, la Vie a eu la bonté de se rendre plus douce à mon égard. J'ai trouvé un logement (exactement ce que je cherchais et arrivé à moi comme un cadeau du ciel) ; j'ai plusieurs options posées pour des consultations de Tarot ; j'ai acquis à très bon prix une guitare extraordinaire et hier soir j'ai rencontré une âme absolument magnifique. Oui, je le sais maintenant, les Âmes lucioles se cherchent et savent se retrouver quelques soient les âges, les lieux et les parcours.

Et dans le creux de nos temps d'errance, enfin, nous percevons les bénédictions qui nous adviennent.

Ce matin, découvert sur Facebook ce texte de Christiane Singer prononcé en 2004 lors d'une conférence à Montréal. Parfois, les mots que nous cherchons arrivent jusqu'à nous, envers et contre tout. Les voici :

 

« Il est essentiel de prendre soin de ce ciel en nous, invisible aux autres, de ce sanctuaire que la vie nous a édifié et que peuplent les messagers, ceux, qui, de façon multiple, nous ont inspirés, conduits vers le meilleur de nous-mêmes.

Dans tous les lieux habités par la souffrance se trouve aussi les gués, les seuils de passage, les intenses nœuds du mystère. Ces zones tant redoutées recèlent pourtant le secret de notre être au monde, ou comme l'exprime la pensée mythologique : là où se tiennent tapis les dragons sont dissimulés les trésors.

L'espoir ne doit plus être tourné vers le futur mais vers l'invisible. Seul celui qui se penche vers son cœur comme envers un puits profond retrouve la trace perdue. »

 

J'apprends à me pencher sur mon cœur afin de retrouver cette trace perdue...

Commentaires

Texte très touchant Dominique... Merci.

Écrit par : Judith | 18/09/2014

Il faut du temps... beaucoup de temps... impossible de savoir combien de jours, de mois, d'années... mais la consolation existe.
Même si rien ne s'oublie.
Seule la mort d'un être aimé nous rend inconsolable
La vie m'a enseigné cela

Écrit par : Francoise | 18/09/2014

Qui nous demande d'oublier ? Ce mot étrange n'est pas fait pour l'humain. Ce n'est pas oublier la souffrance qu'il faut, c'est la digérer, l'assimiler, la faire nôtre afin qu'elle cesse d'être cette errante qui ne sait où se poser et qui tourbillonne tant qu'elle n'a pas été reçue dans le creuset de notre âme, où elle va, lentement, se transformer en Or.
Tout ce qu'on vit doit être mis dans ce creuset, tout ce qu'on vit doit être fondu, mêlé, sans distinction, pour devenir cet Or.
Quand la salamandre traverse le feu, elle n'y perd que ce qui peut se perdre, le reste perdure. Le reste est l'essence, la pure essence, la pierre, l'éternel en nous, l'intouchable, l'imputrescible.
Tu sais bien que je suis là, d'une certaine manière...
je t'embrasse
ta marraine

Écrit par : Patricia Gaillard | 22/09/2014

Merci pour ces mots Marraine qui résonnent profondément en moi. Oui, je sais que tu es là... Et si un jour tu passes en île de France, fais-moi signe. Je serai très heureux de te voir.

Écrit par : l'homme au bois dormant | 22/09/2014

Bonjour mon cher Dominique,
Je viendrai à paris en Janvier, où je conte, le mardi 13, mes chères FÉES VOLAGES au centre Mandapa. J’y viendrai dès le dimanche 11, pour donner des cours à deux conteuses qui me font l’honneur de solliciter mes commentaires sur leur travail...
Nous nous reverrons, cher filleul. En attendant tu sais fort bien que mes pensées ne te quittent pas.
Tiens-toi autant que possible dans la part éternelle de toi, éloigné des braises rougeoyantes...
je t'embrasse
Patricia

Écrit par : Patricia Gaillard | 22/09/2014

Je note pour janvier ! Et pour le reste, j'essaie...

Écrit par : l'homme au bois dormant | 22/09/2014

Les commentaires sont fermés.