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11/09/2014

Aujourd'hui

photo aux manteaux.jpg

Hisano Hisashi 1939

 

Aujourd’hui n'est pas un jour comme les autres, Aujourd'hui cela fait un mois que celle qui fut la Dame est partie vers une contrée lointaine dans laquelle je ne suis plus.

En ce mois-là, j'ai redécouvert le goût des nuits blanches, la morsure du manque de l'autre, la brûlure du chagrin et de l'angoisse, l'appel de la tristesse du fond de puits sans fin.

Je me suis découvert aussi des ressources insoupçonnées, j'ai été porté comme jamais par la famille et les amis.

De ce désastre sans nom, la lumière espérée n'est pas encore venue. La page laissée vacante ne porte pas encore le moindre signe d'écriture. Seule la foi me fait tenir, et aussi, un peu, la colère.

La fin de cette histoire d'amour et ses modalités, resteront à jamais comme la plaisanterie métaphysique la plus dévastatrice de ma vie. Dans le genre un chef d’œuvre qui, s'il n'était aussi cruel, donnerait presque envie d'en rire.

Et pour cet anniversaire, je ne puis dire que la Vie ait décidé d'être douce et conciliante aujourd'hui. Pour commencer, j'avais un rendez-vous, -pour moi très important dans mon « processus de guérison »- avec une thérapeute ; et le fait que ce rendez-vous, demandé de longue date, tombe aujourd'hui était pour moi un signe de bon augure. Las, la personne souffrante a du annuler à l'aube le rendez-vous.

Me retrouvant du coup désœuvré et légèrement abasourdi par la question du sens de cette situation, je décidais que puisqu'il en était ainsi,, qu'il était important que je me fasse un cadeau. Oui, un vrai, comme une manière de prendre soin de moi. Là-dessus, cherchant une guitare d'occasion qui me fait rêver depuis des lustres, je tombe sur une annonce publiée depuis peu : très exactement la guitare que je cherche et à un prix plus que raisonnable. J'appelle le vendeur, lui et moi -O miracle- étions libres tous les deux cet après-midi, l'objet est toujours à vendre, rendez-vous est pris à 14 h à Paris. Je vais à la banque pour retirer l'argent, retourne à l'appartement, m'apprête à repartir quand le téléphone sonne. Le vendeur a un empêchement et ne peut finalement pas cet après midi, peut-être mardi prochain, mais doit me le confirmer...

Deuxième contrariété.

Là-dessus, j'ai un rendez téléphonique avec une amie à 12 h et m'organise donc en conséquence pour être disponible et au calme à cette heure-là. Pas de coup de fil. A midi trente, un message sur mon répondeur alors que mon téléphone n'a pas sonné et que n’apparaît pas d'appel manqué. C'était évidemment l'amie concernée qui du coup, son emploi du temps était contraint, ne pouvait me rappeler après.

Et il n'est que 13 h...

Parfois la Vie est douce, parfois elle est sublime, et parfois elle se comporte vraiment comme un clébard de l'enfer. Un autre jour, d'accord, à la limite. Mais aujourd'hui, n'est pas un jour comme les autres : cela fait un mois que...

Alors, chère Vie que je chéris tant, je te le demande, est-ce que aujourd'hui, s'il te plaît, un mois après ta fameuse plaisanterie métaphysique, pourrais-tu avoir l'obligeance de bien vouloir te montrer un peu conciliante ? Juste un peu, s'il te plaît...

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