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03/05/2014

Une célébration

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Il y a comme cela des rendez-vous dont tu sais en y allant que ta vie d'après ne sera plus comme avant, comme une conviction d'origine inconnue. Tu l'as vécu au moins deux fois dans ta vie ; la première fois c'était en te rendant à un rendez-vous avec celle qui deviendrait ta femme bien des années plus tard, et à un moment de votre histoire où votre relation n'était encore qu'une stricte relation professionnelle. Tu le savais, c'est tout. Et si il y a une chose que tu as appris, parfois même à tes dépends, c'est bien que toi, comme moi, comme nous, en savons toujours bien plus que ce que nous en pensons.

La deuxième fois c'était hier. Tu n'en diras pas plus tant il est des choses qui doivent rester dans le secret de l'âme. Mais tu savais en t'y rendant qu'il y aurait dés lors comme un basculement. Et le Tarot (qui ne se trompe jamais, seule l'interprétation pouvant en être erronée), hier comme aujourd'hui, l'a confirmé. Il y a ainsi des maturations qui prennent des années mais qui peuvent éclore d'un seul coup. Comme certaines fleurs qui apparaissent soudainement ; il n'y a la veille que tige dans le pot et au réveil une fleur épanouie comme un cadeau de la nuit.

Tu vivais jusqu'ici dans une sorte d'athanor. C'était ton oeuvre au noir à toi. Tu vivais un peu caché dans un royaume intérieur austère, ceint d'un grand feu circulaire qui te protégeait du monde. Et parce que tu sais que nous avons tous une mission, tu sais que la tienne désormais est d'incorporer ce feu en toi et enfin, d'entrer pleinement dans le monde, sans peur et sans reproche, neuf et porteur de tous les rêves rencontrés en ta retraite, porteur de ce feu intérieur qu'il conviendra de savoir nourrir.

Tu ne sais pas encore quelle forme cela prendra. Tu sais juste ce que tu as à faire. Cela et quelques autres choses, mais c'est une autre histoire...

En rentrant le soir à la maison, le ciel gris plombé chargé de pluie de la journée avait laissé la place à un soleil rasant d'avant crépuscule. Le vent s'était levé, emportant les pétales des fleurs du marronnier du jardin comme une pluie légère et douce. Et c'était comme une épiphanie, une célébration silencieuse et complice d'un basculement minuscule à l'échelle du monde, mais tellement important pour toi...

Commentaires

bonjour cher filleul,

Un petite visite chez toi et je vois que les choses avancent en ton âme...
Bien... il me semble que ce voyage doit y être pour quelque chose.

Je t'embrasse de tout coeur

Patricia

Écrit par : Patricia Gaillard | 14/05/2014

:-)

Il y a des jours comme ça...

Écrit par : La Licorne | 11/06/2014

Les commentaires sont fermés.