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24/04/2014

Un abécédaire visuel

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Notre gamme occidentale est composée de 7 tons et de 12 demis tons, et il y a 26 lettres dans la langue française. Et avec ces quelques notes et ces quelques lettres, nous pouvons exprimer la presque totalité du spectre mentale, émotionnelle, physiologique de l'être humain ; les brassant à l'infini.

Il y a dans le tarot 22 arcanes majeurs : c'est plus que de notes dans notre gamme occidentale et à peine moins que notre alphabet. Cela peut paraître peu, mais les combinatoires sont également infinies, à même donc de refléter et d'exprimer le spectre dont il est question ci-dessus.

Le Tarot est donc un langage en images dont le silence est la nature. Ne produisant pas de son, chaque Arcane se doit donc de nous « parler » autrement, et pour ce faire, il résonne en nous, pour peu bien sûr qu'on ait appris à le comprendre. Chaque Arcane venant modifier la résonance de celui à côté duquel il est placé. Chaque tirage est donc une phrase à la polysémie infinie qu'il nous revient de déchiffrer afin de le mettre en compréhension, puis en mots ; autant pour soi que pour autrui.

C'est donc un langage à part entière, complexe et labyrinthique (et ce, d'autant plus si on y ajoute les arcanes mineurs).

Je me rends donc compte, qu'en plus de l'écriture et de la musique, depuis plus de dix années désormais, j'apprends un nouveau langage, un langage qui ne passe pas par les oreilles, mais par les yeux, le cœur et le mental (et peut-être même le corps, va savoir...). Un langage qui parle directement le langage de l'âme et qu'il revient de traduire en mots et au plus juste, dans la mesure où ce langage-là est un langage que nous avons en partie perdu...

Le Tarologue est donc un intermédiaire entre plusieurs langages et plusieurs niveaux de langage. Un traducteur-messager en quelque sorte, un passeur de sens... Ce qui, après tout, n'est pas si loin que ça de la fonction du Conteur !

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