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01/11/2013

Des fois oui, des fois non

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Pendant la guerre, la vie était tellement difficile à Paris compte-tenu des alertes et de la difficulté de trouver de quoi se nourrir, que sitôt qu'ils le pouvaient, les parisiens partaient en province.

Comme ils avaient de la famille dans l'Allier, c'est ce qu'ont fait mes grands-parents maternels avec leur fille qui avait alors 7 ans et qui, bien plus tard, deviendrait ma mère.

Lorsqu'ils sont arrivés dans ce gros bourg de province qui s'appelle toujours Villefranche d'Allier, ils ont passé une nuit dans un hôtel dans l'attente de retrouver leur famille d'accueil. 72 ans après, ma mère se souvient très bien de cet endroit car au petit déjeuner on leur avait servi du pain blanc, et, en ces temps par contraste avec le pain noir parisien, ce pain blanc était apparu à l'enfant qu'était ma mère comme une sorte de divine gourmandise.

Plus de 70 ans après donc, il y a quelques jours, l'ami d'une amie de ma mère -qui demeure désormais dans l'Allier sans qu'il y est relation de cause à effet- leur propose de les inviter au restaurant avec sa petite amie (et oui, c'est une merveille de penser qu'un homme de 80 ans puisse avoir une « petite amie » de son âge, quand bien même -ayant a priori fait le tour de la question, chacun garde son chez-soi).

Ma mère s'y rend donc, les papilles en alerte, gourmande comme elle est. Ils se dirigent vers le restaurant, y entrent et c'est là qu'elle se rend compte que, 72 ans plus tard, c'était le même restaurant que celui du petit déjeuner féerique !

Que veux-tu, quand ça veut, ça veut.

L'autre jour, une amie de blog demeurant en province montait à Paris pour un salon de la revue, une revue à laquelle elle participe y tenant un stand. N'étant pas certain à l'avance de pouvoir m'y rendre, je ne lui avais rien dit. Là-dessus, j'ai quelques heures de libre ce jour-là et je m'y rends donc. Arrivé au stand de la dite revue, l'amie en question n'était pas là, partie boire un café. On me propose donc de revenir un peu plus tard, ce que je fais. Je reviens donc, mais elle n'est toujours pas revenue et cette fois-ci, je n'ai plus de temps devant moi. Je repars donc, mais habité d'une sorte de conviction étrange que si nous devions nous rencontrer ce jour-là, nous nous rencontrerions. C'était dans le Marais à Paris, un quartier avec énormément de monde et des stations de métro un peu partout. Je file donc sur un itinéraire choisi parmi des dizaines possibles, lorsque soudain j'entends une voix venant de la terrasse d'un café :

- Dominique !

C'était elle, évidemment, en précisant que si elle connaissait mon visage nous ne nous étions jamais rencontrés dans la vraie vie...

La suite fut comme cela devait se passer : deux minutes plus tard, nous discutions comme deux vieux potes qui se seraient connus depuis 10 ans.

Que veux-tu, quand ça veut, ça veut.

Avant hier, le jour de mon anniversaire, je reçois un mail d'une copine perdue de vue depuis... 1983 ! En fait, un des clients de la boite pour laquelle elle bosse se dénomme comme moi, ce qui lui a donné l'idée de se demander ce que j'étais devenu. Et comme je suis facilement trouvable sur internet... Le plus dingue, c'est que ce mail me soit parvenu le jour même de mon anniversaire.

Que veux-tu, quand ça veut, ça veut.

En vacances dans l'Aveyron, je fais deux heures (enfin : aller et retour) de voiture pour me rendre chez un kinésiologue consulté cet été avec des conséquences incroyables. C'était un jeudi, jour de consultation sans rendez-vous, sachant que pour avoir un rendez-vous les autres jours, il faut s'y prendre 3 mois à l'avance. M'y pointant à 9 h 30, il y avait déjà une quinzaine de personnes qui attendaient, ce qui revenait à dire que de toute façon, même si je restais, je ne pourrais être reçu. Je rentre donc, fortement déçu, écoutant la radio dans la voiture. Et là, sur quoi je tombe ? Sur un émission sur la voyance, enfin plutôt sur les escroqueries à la voyance, les consultations de Tarot étant bien sûr dans le viseur... Me faire ça à moi qui suit en train de lancer mon activité de tarologue...

Que veux-tu, quand ça veut pas, ça veut pas.

Ainsi vont les choses, parfois ça veut, parfois ça veut pas ; et sans que nos modalités personnelles d'action sur le monde soient a priori très influentes. Disons que parfois, nous sommes comme un surfeur sur des vagues féeriques, et qu'à d'autres nous sommes comme au creux de la vague, coupés du grand flux. Parfois nous sommes connectés à la matrice, et parfois non. Mais ne me demande pas ce qu'il faut faire explicitement pour s'y connecter, je n'ai toujours pas trouvé, même si je commence à avoir ma petite idée....

Et pour finir, je vais te faire un cadeau. Et là, ça veut vraiment. Je ne t'en dis pas plus, simplement que ces 2 minutes 13 de silence absolu, sont habitées comme jamais... Peut-être que ces quelques instants que tu reçois ce jour, seront comme un miracle qui te fera dire : "quand ça veut, ça veut"...

 

Commentaires

Etonnant Dominique !
Bises

Écrit par : Marion | 01/11/2013

Etonnant Dominique !
Je te bise
Marion

Écrit par : Marion | 01/11/2013

Tout le contraire de regards dans le vide ... Et je confirme, quand ça veut, ça veut ...

Écrit par : amiedesmots | 01/11/2013

Surfeur de vagues féériques, c'est beau !

Écrit par : Frédérique | 10/11/2013

Les commentaires sont fermés.