29.09.2009
Holly bosse
(Photo d'une affichette collée sur une gouttière de l'Ile Saint Louis à Paris)
Il parait que les plus anciens olisbos connus (pour ceux qui débarqueraient d'une autre planète, olisbos est le nom savant pour godemiché) auraient plus de 25 000 ans.
Je dis "auraient" parce qu'il semblerait que de par l'empreinte religieuse de beaucoup d'anthropologues -surtout au XIXème siècle- il serait possible que ceux-ci n'aient vu que de simples silex taillés dans ce qui aurait pu être interprété comme des outils à finalité sexuelle.
25 000 ans.
Cela signifie que l'être humain aurait inventé de quoi s'envoyer en l'air avant le camembert, la poudre à fusil, le bronze, la Bible, la moissonneuse batteuse et le fil à couper le beurre.
Sans compter qu'il parait qu'avant le développement de la civilisation agraire, donc l'apparition de la propriété, à la mythique époque où l'Homme était chasseur et cueilleur, ces sociétés étaient de type matriarcal.
Vous savez ces civilisations mythiques et mythifiées régentées par des déesses-mères aux seins et fesses protubérantes...
Cela dit -et là s'arrète le rappel historique et ici commence le fantasme-, je n'arrive pas une seconde à croire que ces godemichés de pierre était le résultat d'un projet de couple visant à harmoniser leur sexualité...
Et j'ai plaisir à croire qu'en ces temps lointain, il fallait bien que les femmes s'occupent en attendant le retour des hommes de la chasse dans l'accomplissement d'une de sorte de sexualité revendiquée et assumée.
Par qui étaient réalisés ces ustensiles ? Parce qu'il en faut du boulot pour polir un silex... Par les femmes ? Ou bien par des hommes qui s'exécutaient en toute connaissance de cause ?...
Je ne sais. Et puis que savons-nous de la sexualité de nos lointains ancêtres ? Déjà que la nôtre est un mystère...
En tout cas, de penser à tout cela me réjouit au plus haut point...
A Paris, dans le centre ville, les boutiques pourvoyeuses de ces accessoires (enfin ils sont dorénavant en silicone et non plus en pierre, c'est plus léger) fleurissent comme coquelicots au printemps.
L'homme est devenu partageur et cela fait plaisir...
21:00 Publié dans graines du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : olisbos
28.09.2009
janis
Je n'aime pas tellement la nostalgie en musique. Parce qu'alors, on n'écoute pas la musique mais le souvenir que l'on en a.
Pour l'éviter, il faut parfois déserter. Ne plus écouter des choses que l'on a trop entendues. Parfois pendant longtemps.
20 ans, au moins, que je n'avais pas écouté Janis Joplin. Besoin aussi d'oublier la légende sombre. Et puis vendredi au hasard du web, cette vidéo (enfin le son et l'image était bien meilleurs, mais je n'ai trouvé que celle-ci).
Il paraît que lorsqu'elle est apparue au festival de Monterey, elle était une quasi inconnue, jamais filmée et ces images sont les toutes premières. Ce qu'a filmé le cinéaste ce jour-là n'est donc pas qu'une prestation musicale, mais l'apparition d'un mythe, et c'est bouleversant.
Elle ressemble encore à une lycéenne un peu gauche. On trouve sur le net d'autres versions de cette chanson plus tardives et l'on voit alors le visage qui s'abîme, la lassitude dans le regard. Là on voit ses yeux bleus candides et puis cette voix qui après toutes ces années d'oubli de ma part m'a sidéré et boulerversé.
Elle doit avoir peut-être 20 ans et chante avec l'âme d'une femme qui aurait déjà tout vécu.
L'extrait de cette vidéo est coupée un peu trop tôt. Parce que dans le film intégral, au moment de sortir de scène, on la voit faire une sorte d'entrechat joyeux comme le font les petites filles lorsqu'elles jouent. Elle était aussi ce jour-là une enfant et c'était alors tellement beau. Bien loin du cauchemar à venir...
07:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : janis joplin
26.09.2009
le fond de l'air effraie
Il arrive parfois que le parti-pris éditorail de ce blog -positif et parlant autant que possible d'un chemin lumineux-m' insupporte.
Du coup, pas de sexe (désolé mais arrivant au boulot imaginer qu'un collègue me dise "et dis donc, ta scène d'éjacualtion faciale de ton texte d'hier, c'était super" est au-dessus de ce que je suis prêt à assumer), pas de ces abîmes dans lesquels ils nous arrivent de tomber parfois, pas de ces ombres immenses qui viennent parfois hanter nos nuits.
Je veux pouvoir assumer publiquement l'ensemble des textes déposés ici. Il y eut d'autres blogs. Celui-ci est une chimère, un morceau du puzzle, sincère mais incomplet.
Tout ça pour dire que la période est stressée et stressante, inquiétante pour certains aspects, accaparente et dévoreuse.
Et puis dans tout ce capharnaüm, il y a cette photo. Une photo de mon père jeune au service militaire. La seule photo que j'avais de lui à cet âge et qui rappelait l'incroyable ressemblance physique que nous avions.
Je l'avais déposée sur un autel à côté des photos de mes "autres morts", près desquelles j'avais posé une petite plante que j'arrosais de temps en temps.
Stupeur quand j'ai découvert la photo complètement détruite alors que les autres photos se révélaient (sans jeux de mots) intactes.
Comme si malgré les années qui passent, la complexité ravageuse de notre relation continuait à venir hanter mon présent et me rappeler l'ombre mortifère qu'il représenta pour moi malgré la tendresse que j'ai redécouverte pour lui dans ses derniers mois.
Je l'ai tellement écrit. Je crois aux signes. Ou pour le moins, je crois qu'il importe d'être vigilant sur certains événements. Là où d'autres n'y verront qu'une anecdote sans conséquence, je crois qu'il y a des faits qui sont là pour nous apprendre.
Pour nous apprendre quoi ? Je ne sais pas.
Mais cette photo là, sur le coup, j'avoue m'a saisi d'effroi.
Bien plus tard, je me rappelais que je l'avais scannée il y a bien longtemps, sauvant ainsi de l'oubli une petite poussière de ma mémoire...
16:15 Publié dans graines du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



