18.09.2009

La légèreté de la ballerine

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 Photo Sabine Weiss avec une spéciale dédicace à Bérangère

 

Louis Ferdinand Céline a écrit ceci :

"C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir".

Et il est vrai que pour devenir "soi-même' nous sommes prêts à tellement de choses.

Y compris aux plus grands chagrins.

Y compris à prendre le risque de mourir.

Alors que, définitivement, il n'y a pas besoin de ça.

Vivre, c'est juste déchirer un voile. Et une fois le voile déchiré tout est là : l'immensité, la joie, l'amour... Et soi-même.

C'est une chose de se découvrir soi-même, c'en est une autre de découvrir ce qu'il y a au delà de soi-même. Derrière le voile.

Et c'est tellement simple, tellement simple.

C'est en nous et il n'y a rien à inventer, juste à laisser poindre.

C'est comme une photo argentique. Tout est là déjà sur le papier blanc, manque juste le révélateur.

Et cela pousse, et cela parfois se manifeste, et cela nous guide. Mais nous le voyons si peu.

Il y a juste à déchirer le voile.

Et pour cela, il faut la force d'un cheval de trait et la légèreté d'une ballerine...