14.09.2009
Willy Ronis
Entendu sur un lien proposé par Lise un apiculteur ayant installé des ruches sur les toits de l'Opéra de Paris expliquer que, selon lui, il y avait plus de diversité végétale à Paris que dans bien des lieux de nos campagnes françaises.
Cela me fait penser à un apiculteur qui fait du miel de terroir en installant des ruches sur les toits de la mairie de Saint Denis. Toutes ces plantes sur les balcons venues de tous les pays du monde, pour sûr que ça créé un miel que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Ce qui est bien la définition du terroir non ?
Dans le même registre, lu il y a peu qu'en Seine et Marne récemment avaient été découvertes aux pieds des pylônes à haute tension des plantes protégées que l'on pensait même disparues. Ceci étant expliqué par le fait qu'il ne viendrait à l'idée de personne de faucher ou de traiter au pied de tels monstres de métal.
Et puis en Afghanistan, là où les Talibans avaient dynamité les grands Bouddhas de pierre. Bien des années plus tard, des équipes internationales sont venues pour constater l'ampleur des dégats. Et qu'ont-ils découverts derrière les parois rocheuses sur lesquelles ces statues avaient été érigées ? Des grottes toutes recouvertes de peintures préhistoriques absolument sublimes que l'ont aurait jamais découvertes sans cette barbare destruction.
Il y a ainsi des choses qui résistent envers et contre tout. Des rébellions botaniques ou culturelles qui nous font espérer encore et encore que du pire puisse advenir le meilleur.
Autrement, Willy Ronis est mort. Il appartenait pour moi à l'enfance de la photographie et pour une bonne part à ma propre enfance. Je retrouve tellement le Paris de mes premières années dans ses photos. Comme cette photo de 1948 d'une école à Ménilmontant (je précise que je n'étais pas né encore loin s'en faut !) dans laquelle probablement mon père, son frère et leur soeur ont du aller.
Un de ces photographes qui transforment en lisière de forêt une simple cour d'école et qui est parvenu à immortaliser bien des instants fugaces pour les rendre éternels. Un de ces regards qui réensemence le notre.
Dans une interview lue ce jour dans Libération, outre de dire qu'il n'aurait pas supporter de rater la photo des enfants dans la péniche, il dit une chose très touchante. Il dit que le jour où il a eu l'impression de ne plus se renouveler, il s'est senti vexé et catastrophé. Puis il ajoute :
- "Mais je me suis dit, sois lucide mon vieux! Elles sont bonnes, tes vieilles photos. Pourquoi t’emmerder à vouloir surprendre les gens? Ce n’est pas ton caractère. Tu ne cherches pas l’insolite. Tu cherches le bon moment, des choses que tout le monde aurait pu voir à ta place. Presque toutes ces photos auraient pu être faites par un autre gars.
Et bien non monsieur Ronis, vos photos n'auraient pas pu être faites par un autre gars comme vous dites... Par contre oui, chacun d'entre nous se doit de retrouver cette spontanéité innocente dans sa manière de voir...
21:17 Publié dans graines du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : willy ronis
13.09.2009
tout en un
Tout au long d'un après midi paisible et fraternel, bercé de quelques nectars de Pomerol et de Gigondas et qui fut l'occasion d'une très belle rencontre, deux réflexions entendues étaient encore là ce matin au réveil.
Sur la solitude :
En français, la racine latine de "solitude" est "solus" qui signifie "seul".
En anglais, "seul" se dit "alone" qui est la contraction de "all" (tout) et de "one" (un). Soit être tout et un en même temps. Belle trouvaille ma foi et qui contient en un mot le germe de ce que pourrait être un beau projet de vie...
Et puis cette phrase, transcrite ce matin pendant que la Dame rossignolise dans le jardin :
" Pendant les premières années de notre vie, les années à venir sont une promesse. Le temps passant elles deviennent du temps qui nous reste.
Faisons donc en sorte que les années qui nous restent demeurent encore une promesse..."
Belle à journée à vous et que vos promesses du jour soient exhaussées.
11:06 Publié dans graines du jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.09.2009
la ruche en débine
L'abeille est infatigable. C'est à ça qu'on la reconnaît.
Jour après jour, elle fait son miel. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il fasse soleil.
Pour nous, évidemment, c'est plus compliqué.
Et question chambardements, imprévus, surmenages et surprises en tous genres, cette rentrée -avec le recul- remportera indubitablement une palme.
Et une fois de plus est confirmé le fait qu'il suffit de peu pour que nous passions à côté de nous-mêmes et ne devenions que l'ombre de notre ombre.
Une micro seconde d'inattention suffit à passer à côté de soi-même. Cela dit bien sûr à condition d'avoir, ne serait-ce qu'une vague idée, de ce que pourrait être "nous-mêmes".
Il y a sur les machines à laver le linge un programme "essorage" et il arrive que la vie soit un tambour à 1 000 tours minutes.
Autrement, quelques personnes sont arrivées sur ce blog en écrivant : "chose de gymnastique", "sourire d'un ange" et "rebéllion de bienfaisance".
Je sais, ça commence à faire téléphoné de parler des formules de recherche découvertes au hasard des blogs (et ceux qui tiennent des sites érotiques en découvrent des incroyables à longueur de journée). Mais quand même : "rébellion de bienfaisance". Ca en jette non ?
(Ah au fait, la photo ci-dessus a été faite dans le centre de Paris, ça rassure ma foi...)
20:54 Publié dans graines du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



