26.07.2008

C.

95d6e92871bf926dc7074e1358c8376d.jpg


Elle dit que lorsqu'elle était petite, elle sait qu'elle s'est faite une promesse à elle-même qui maintenant l'empêche de vivre.
Elle dit qu'elle essaie de retrouver cette promesse, que sans la connaître encore, peu à peu, elle s'en libère.
La preuve en est, qu'elle fait des rêves qui lui font du bien, dans lesquels elle embrasse un double d'elle même en lui disant "je t'aime".

Elle dit que jusqu'à il y a peu, elle avait toujours peur en vélo : la boule au ventre et des contractions dans les épaules.

Elle raconte qu'il y a quelques jours, à vélo dans une descente pour la première fois la peur n'était pas là. Mieux, elle n'a pas freiné tout le long et, encore mieux, sans même y réfléchir elle a laché les mains.

Laché les mains, sans peur et sans tomber.

Elle dit que ce que cela veut dire c'est qu'elle a maintenant trouver son centre et un début d'équilibre. Et lorsqu'elle dit ça, profondément, je la crois.

J'aime quand les vraies prises de conscience s'accompagnent comme ça d'une manifestation tangible parce que c'est le signe alors que l'appel est puissant.

Et puisque l'on parle de signe et dans un registre tout à fait différent, ce matin, alors que je devais me rendre dans la journée à la librairie des Compagnons du Devoir à Paris pour y déposer un ouvrage que ma mère souhaite vendre, j'ai tiré au Tarot, l'Empereur, le Pape et L'Hermite (oui, oui, je fais partie de ces êtres qui tirent le Tarot preque chaque jour qui s'en vient). Que des hommes et qui plus est que des hommes accomplis. En l'occurence ici, j'y verrais bien le manuel, le mystique et le méditant. Encore un signe c'est sûr...

Et j'aspire à croire aux signes et à les voir, car alors il me semble participer à un enchantement d'un monde dans lequel tout semble en relation. "Grandir", c'est se relier au monde de plus en plus loin et de plus en plus authentiquement.

Jusqu'à ce qu'un jour, on arrive à faire du vélo sans les mains...

Commentaires

Quand "elle" a dit ses petits maux, elle n'entendait pas la larme que la poésie de ton écrit a suscité.

Jusqu'alors je ne connaissais pas l'utilité d'un Blog...

C'est comme "laché les mains", surprenant, agréable et rassurant...

Merci

Ecrit par : catherine | 29.07.2008

Les commentaires sont fermés.